Réunions de famille estivales : y a pas de saison pour le conflit !

 

 

Les vacances arrivent ou sont en cours pour certains, avec leur lot de détente et de fêtes, mais sont-elles exclusivement synonymes de plaisir ? 

Des vacances en famille pas de tout repos ? 

Il arrive bien souvent de se sentir débordé entre les courses, les repas, les trajets… Il est aussi commun (et normal) de ressentir de la tension quand nous passons du temps avec des membres de la famille qui peuvent ne pas fonctionner comme nous ou voir les choses comme nous.

Vous le reconnaissez ? Peut-être avez-vous un parent qui adore parler politique sans être du même bord, un membre de la famille qui aime donner des conseils non sollicités en terme d’éducation ou des conseils de gestion financière ou de mode de vie, ou encore qui aime débattre à propos de tout et n’importe quoi ?

Deux options s’offrent à vous : 

1 – Se préserver du conflit 

Vous êtes en vacances et estimez que vous méritez une bonne pause. Il y a déjà assez de conflits autour de vous, au travail, avec des voisins ou avec votre conjoint tout au long de l’année. Pour vous, l’été, c’est une trêve. Dans ce cas là, comment éviter de tomber dans le piège d’un débat qui vous semble stérile ou qui vous embarrasse ? 

Vous connaissez sans doute les thèmes qui rendent intarissables et intraitables votre belle-mère ou le cousin Hugues. Gardez ces sujets à l’esprit et essayez de les éviter. C’est ok de dire « Parlons d’autre chose » et de proposer d’autres sujets que vous auriez en réserve.

Vous pouvez aussi essayer une de ces phrases :

Je t’entends

J’ai compris que pour toi …Je n’ai pas le même point de vue que toi

Nous n’avons pas à être d’accord sur tout. Mais une chose sur laquelle je parie que nous sommes d’accord, c’est la recette de tarte tatin de grand-mère

Ça a été dur la politique cette année

Lorsque vous sentez que ça dégénère : 

Tu es engagé dans un combat contre quelque chose mais pas moi

Je commence à me sentir un peu attaqué, on peut changer de sujet ?

Ensuite, après avoir changé de sujet, abordez un sujet neutre ou plus soft comme les derniers films sortis au cinéma, les recettes de cuisine ou des activités récemment effectuées en famille. 

Une fois les sujets “neutres” épuisés ou qu’aucune des formules précédentes n’a fonctionné, inutile de rester en présence de la personne qui souhaite entamer une joute verbale avec vous. En vacances, il y a toujours quelque chose d’autre à faire : aider à la cuisine, faire des courses, jouer avec les enfants, faire une ballade ou la sieste, etc. La torture sera terminée et vous serez alors à même de vous recentrer.

  1. Assumer son désaccord : 

Nous médiateurs savons que le conflit a du bon même s’il n’a pas bonne presse. La période estivale peut être l’occasion pour vous de l’expérimenter : le conflit, s’il est constructif, permet de rebattre les cartes et de se sentir mieux. 

La promiscuité des vacances fait que vous avez le temps d’aborder un sujet puis d’y revenir en cas d’incompréhension. Comme dans le cas emblématique de Booba et Kaaris, l’escalade conflictuelle ordinaire se nourrit de malentendus, d’interprétations ou de jugements sur soi ou sur l’autre. 

L’avantage dans la promiscuité des vacances, c’est que vous saurez rapidement si votre interlocuteur a mal compris votre propos. Vous aurez l’opportunité de clarifier ce que vous souhaitiez faire passer comme message, pourquoi c’est important pour vous d’en débattre ou pourquoi cela vous blesse d’entendre tel ou tel propos. 

Dans le cas où vous n’êtes pas entendu par la personne en face ou qu’elle s’évertue à déformer votre message, vous penserez peut être qu’aller au clash était inutile. Peut-être aimeriez-vous faire entendre raison à l’autre. Mais si vous restez centré sur l’effet que cela produit sur vous d’affirmer vos émotions et votre point de vue, vous constaterez sans mal que cela vous a fait du bien. 

Vous pouvez avoir l’impression que l’autre n’a pas changé de position mais quelque chose a changé en vous, comme un poids en moins ou une fierté d’avoir été « assertif », c’est à dire avoir affirmé votre point de vue tout en respectant votre interlocuteur. 

L’auto-empathie au coeur

Fuir le conflit ou au contraire l’assumer, il n’y a pas de recette miracle. Quelle que soit la stratégie pour laquelle vous optez, il est important d’être à l’écoute de vos besoins (de repos, d’écoute, de compréhension, d’harmonie, d’affirmation de soi…) et de vos ressentis (d’agacement, de lassitude, de malaise…). 

Les vacances sont avant tout une période pour prendre soin de vous. L’occasion de faire une pause et / ou de vous recentrer sur l’essentiel qui peut passer, ou non, par la case « conflit ». 

Bonnes vacances ! 

 

 

 

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